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22:41

24 juillet, 2009

Des mois que j’attends ce moment et il ne bande pas. Des mois de drague subtile, de séduction, d’effleurements et de sous-entendus. Des mois de régime, de soirées dans une salle de sport. Une nouvelle coupe de cheveux et une garde-robe flambant neuve. Et lui qui ne faisait pas toujours pas le premier pas. J’ai fini par ravaler ma fierté. Je lui ai crument exprimé mon désir et lui ai donné rendez-vous à l’hôtel. Ces yeux se sont allumés quand je lui ai fixé rendez-vous dans cet hôtel. J’ai pris rendez-vous chez l’esthéticienne pour une épilation jambes et maillot, je me suis fait faire une manucure, j’ai couru les boutiques de lingerie, j’ai demandé quelques conseils à une amie très portée sur la chose. J’ai recherché sur internet l’endroit idéal. J’ai trouvé cet hôtel intime, discret et décoré avec goût. J’ai allumé des bougies et fait monter une bouteille de champagne. Et l’ai attendu, assise sur le lit, dans une superbe nuisette qui m’a coûté les yeux de la tête.

Tous ces efforts pour le mettre dans mon lit, pour étreindre son corps, goûter sa queue que j’ai tant fantasmée et il ne bande pas. J’ai bien senti sa queue dure contre moi quand je l’ai lentement déshabillé. Il bandait toujours quand je lui ai fait un strip-tease. Puis j’ai baissé son caleçon et sa bite s’est ramollie. Je l’ai caressée, effleurée, dorlotée, léchée, sucée, branlée mais elle n’a pas durci. Je lui ai léché les couilles et l’anus comme me l’avait conseillé mon amie. Rien. J’ai tenté d’introduire un doigt dans son anus, il m’a souri et laissé faire. Je lui doigte le cul en le pompant et sa queue est toujours molle. J’abandonne et m’allonge à côté de lui sur le lit.

Il ne dit rien et fixe le plafond. Je me sens mal. J’ai envie de le frapper, de le remuer. Je m’y prends mal ? Tu ne me trouve pas jolie ? Il me dit qu’il me trouve bandante et que je suis une bonne suceuse. Il ne comprend pas ce qui lui arrive. Le feu ardent au creux de mes reins s’est éteint. Il reste silencieux. Je décide de me rhabiller. Sur la route qui me ramène chez moi je décide de ne plus jamais attendre un homme. Avec les hommes qui me plaisent je serai cash. Et ils ont intérêt à me baiser comme il faut.

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18:03

7 juillet, 2009

J’ai rêvé de cette fille pendant des mois. Je l’ai dragué pendant des semaines. Patiemment. Laborieusement. Avec mes petits moyens. Des sourires et des sous-entendus graveleux, puis quelques baisers arrachés entre deux réunions. Jusqu’à ce qu’elle finisse par accepter de me suivre dans ce petit hôtel. Me voilà donc allongé sur le lit avec cette fille qui pourrait presque être ma fille. Cette fille dont tous les hommes de mon âge rêvent et qui me suce la bite avec une conviction surprenante. Et moi à quoi je pense ? A ma femme et mes deux enfants.

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16:14

2 juillet, 2009

La chambre est aussi commune que l’homme qui l’occupe. Banal cadre sup’ profitant d’un déplacement professionnel pour s’offrir le bon temps que sa femme ne sait plus lui offrir. Il a laissé tomber le costume cravate pour un pantalon en toile et une chemisette Lacoste. C’est sans doute son idée du beau décontracté. Il empeste un parfum bon marché. Courtois il me propose un verre que j’accepte volontiers. L’alcool m’aide à m’allonger. Je lui demande à être payée tout de suite. Il sort son portefeuille d’un tiroir, me tends une liasse de billets et s’assoit à mes côtés sur le bord du lit. Physiquement il n’est pas mal mais il pue la mort et l’ennui. Sans doute intimidé, il me parle de son boulot où il n’est pas considéré à sa juste valeur, de sa femme qui n’a jamais voulu le sucer, de sa fille qui rentre à l’université. Afin de couper court au déballage je lui demande le programme. Tout ce qu’il désire c’est que je le suce « comme dans les films pornos » puis me baiser en levrette. Mais surtout se faire sucer. Je l’envoie faire un brin de toilette. Je profite qu’il soit sous la douche pour me mettre à l’aise. String et soutien-gorge à balconnets. Il ressort de la salle de bain une serviette autour de la taille. Je m’agenouille devant lui, fais glisser la serviette et prends son sexe en bouche. « Elle est bonne ma queue, dis-le ». « Elle est bonne ta grosse queue chéri ». La queue en question, de taille modeste, possède un léger goût de gel douche à la noix de coco. Je déteste la noix de coco. Je crache sur sa queue pour la lubrifier, le branle vigoureusement et au moment de la reprendre en bouche il lâche un cri primal. Plusieurs jets de sperme viennent s’échouer dans ma bouche et sur mon visage. Je me relève, file dans la salle de bain recracher le foutre et me laver la bouche. Lorsque j’en ressors, il semble gêné. J’ignore s’il l’est d’avoir joui si vite ou de s’être répandu sur moi. J’enfile ma jupe et mon tailleur. Lui laisse ma carte et le salue. Dans deux heures je retrouve à l’autre bout de Paris un magistrat qui me paie grassement pour lui pisser dessus. Encore un an à faire l’escorte et j’aurai mis de côté assez d’argent pour prendre une retraite paisible au soleil. Dans le sud de l’Espagne probablement. On peut trouver écœurant de sucer et de se faire baiser à longueur de journée pour de l’argent mais avouez qu’une retraite à 26 ans, ce n’est pas donné à tout le monde.

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01:57

26 juin, 2009

Mais qu’est-ce que je fous avec lui ? Pourquoi n’arrivons-nous pas à nous quitter ?

Après le resto j’ai cru qu’il allait me baiser mais non, monsieur s’est écroulé sur le lit. J’ai eu droit à un baiser puis il s’est retourné et s’est mis à ronfler en deux minutes. Si même lors d’un voyage en amoureux il n’a pas envie de me faire l’amour…

Mais que croyais-tu ? Cela fait des années qu’il ne te baise plus que par politesse, quand tu te fais insistante et qu’il veut avoir la paix. Depuis quand n’as-tu pas eu un orgasme qui t’a laissé chancelante et tremblante de plaisir ? Tu devrais te prendre un amant. Un petit jeune doux, gourmand et bien monté. Il parait que ça se trouve facilement sur Internet. Tu as quarante balais mais tu peux encore faire bander. Éric, le comptable de la boite par exemple passe son temps à te dévorer des yeux.

Prendre un amant ne te ressemble pas. Mais sais-tu encore qui tu es ? Les premières années on faisait l’amour deux à trois fois par jour. On baisait partout. Dans les toilettes des boites de nuit, dans les jardins publics et sur les parkings. Même sur la tour Eiffel. Je n’ai connu qu’un homme avant lui, un fils de médecin qui plaisait beaucoup à mes parents et auquel j’avais fini par céder l’été de mes 17 ans. Il m’avait déflorée pauvrement dans le jardin de ses parents. Puis je l’ai rencontré lui, beau brun ténébreux qui s’est assis à côté de moi le jour de mon entrée en fac. Nous ne nous sommes plus quittés. Il avait déjà à son actif de nombreuses conquêtes et il a fait de moi une femme.

Je crois que son désir pour moi a commencé à décroitre lorsque nous avons eu notre premier enfant. A l’époque il a eu une aventure avec sa secrétaire, une brindille de 22 ans. Je me doutais qu’il me trompait et puis un jour je suis tombé sur une lettre qu’il a été assez idiot pour laisser trainer dans un tiroir de son bureau. Une lettre très crue, avec beaucoup des détails, que j’ai relue des dizaines de fois. Elle lui disait combien elle aimait qu’il la sodomise. Moi il ne m’avait jamais enculée. Il ne me l’avait même jamais proposée. J’en fus blessée bien plus que de son infidélité. Quand je lui ai montré la lettre il s’est décomposé sur place. J’ai fini par lui demander pourquoi il n’avait jamais eu envie de me baiser le fondement. Il m’a répondu qu’il n’aimait pas ça, qu’il ne le faisait que pour lui faire plaisir à elle. Cela sonnait tellement faux que j’ai failli éclater de rire. Mais je n’en avais pas la force. Nous avons failli rompre. Je ne l’ai pas quitté pour notre enfant et j’ai fini par lui pardonner. La vérité c’est que ça ne me dérange pas plus que ça qu’il me trompe, tant qu’il ma satisfait. Je sais qu’aujourd’hui encore il a des aventures. Je tombe parfois sur des numéros de portable griffonnés sur des bouts de papier ou des factures d’hôtel. Je ferme les yeux.

Dix ans après me voilà dans un hôtel new-yorkais, nue aux côtés d’un mari qui préfère dormir plutôt que me baiser, avec au creux des reins l’intense envie de sentir en moi la queue d’un homme. Mais doigts joueront le rôle d’accessit. J’écarte les cuisses et m’observe dans le miroir. C’est décidé, de retour à Paris je prends un amant.

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21:47

23 juin, 2009

L’heure du rendez-vous est passée depuis 15 minutes. Cela fait maintenant une éternité que je guette le bruit de ses pas sur le marbre du couloir, dans un mélange de peur et d’excitation. En vain. Elle ne viendra pas. La femme que j’aime mais que je ne peux épouser ne viendra pas. Je suis seul dans cette chambre d’hôtel rustique et cossue que j’ai louée pour l’occasion. Et ma vie vient de s’écrouler.

J’ai fermé les volets et disséminé de petites bougies ainsi que des fleurs autour du lit. Sur la petite table j’ai posé fraises, chocolats et bordeaux grand cru. Sur le lit repose un bel ensemble en dentelle noire, commandée spécialement pour l’occasion auprès d’une boutique spécialisée. Dans une pochette cadeau repose une paire de menottes et ses clés.

La gaité de la voix sur son répondeur téléphonique tranche avec l’angoisse qui me serre les entrailles. Elle ne viendra pas et ma vie vient de s’écrouler.

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